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Le KT selon la pédagogie du désir !

3 avril 2014

Bayard lance un nouvel itinéraire de catéchèse pour les enfants de 8 à 11 ans. Son titre : "Et qui donc est Dieu". 12 modules pour une découverte heureuse de la foi !

Quelques articles d'un article de La Croix, paru le 2 avril 2014

« PARTIR DE QUESTIONS UNIVERSELLES »

« Tout part de questions d’enfants – A quoi ça sert de croire en Dieu ? Qu’est-ce qui nous arrivera quand on sera mort ? Dieu nous entend-il quand nous prions ? – qui nous permettent de faire le lien avec la foi chrétienne », fait valoir Marie Sanz, chargée des CM2. Les enfants, eux, ont été ravis de reconnaître les auteurs de bandes dessinées qu’ils connaissent bien. Même les questions les plus difficiles – « le scandale du mal » – ne semblent pas les avoir rebutés. « Certains viennent de milieux très difficiles, et le malheur, ils savent ce que c’est, observe la catéchiste. Et puis la séance s’achève toujours sur l’espérance. »

Les parents eux-mêmes, régulièrement sollicités au moyen d’activités à réaliser en famille, ont été « de plus en plus nombreux à venir aux réunions ». Deux ans après son adoption, la paroisse Saint-Joseph des Épinettes ne trouve qu’un défaut à cet itinéraire, sa « trop grande richesse », qui nécessite de la part de l’équipe de se l’approprier pour choisir son rythme.

La longueur du temps de préparation, c’est aussi le bémol émis par quelques-unes des collègues d’Aurélie Karst, enseignante en CM1-CM2 à l’école de l’Assomption à Paris, qui a, elle aussi, participé aux tests. Toutefois, « le livret de l’accompagnateur est un bon soutien, relativise-t-elle. Il propose un cadre pour chaque séance, mais nous restons libres de l’adapter. » Surtout, le « gros avantage » de ce nouvel itinéraire est, à ses yeux, sa capacité à s’adapter à « tous les enfants », quel que soit leur degré de culture religieuse. « Partir de questions universelles et y répondre en croisant les approches bibliques, artistiques, voire ludiques, permet à chacun de s’y retrouver », assure-t-elle.

"PEDAGOGIE DU DESIR"

Pour bâtir leur programme de douze modules sur trois ans, le P. André Antoni, assomptionniste et directeur général de Bayard, et sœur Véronique Thiébaut, religieuse de l’Assomption et directrice du Centre Assomption France, ont choisi quant à eux de partir de l’ouvrage de découverte de la foi « Qui donc est Dieu ? » (1), paru en 1998 et vendu à plus de 230 000 exemplaires.

L’originalité du projet repose sur cette « pédagogie du désir », que sœur Véronique Thiébaut décrit « non pas seulement comme une recette destinée à donner du goût à l’enfant, mais plutôt comme une finalité : faire émerger ce qui est au plus profond de lui en réponse à l’initiative de Dieu ». Il s’appuie en fait sur les préconisations du Texte national d’orientation de la catéchèse, voté en 2005 par les évêques de France, qui insistait sur une annonce de la foi « à tous les âges de la vie », liée au temps liturgique (certains modules sont axés sur la naissance de Jésus, la Résurrection, etc.) et conduisant aux sacrements. « Au fond, cet itinéraire invite l’accompagnateur à tenir compte des questions des enfants, tout en proposant des balises claires et un cheminement par étapes », résume le P. Antoni.

Pour lire l'article intégral 

Interview de Soeur Véronique Thiébaut dans Pèlerin, le 3 avril 2014
Lire l'article intégral 


Le pape François a ­demandé aux parents de transmettre « la joie de leur foi ». Quel éclairage cela donne-t-il ?
Véronique Thiébaut :  Le pape ramène la foi à son essence : une foi en actes plus qu’en mots. Il nous invite à en vivre de sorte que nos enfants aient envie d’en vivre aussi. Avant de vouloir transmettre, il nous faut laisser Dieu raviver notre joie de vivre. Car le premier rôle des parents est de donner le goût pour la vie. Il est la condition et le lieu même de la naissance de la foi.

Cela ne place-t-il pas les éducateurs dans une posture très humble ?
Véronique Thiébaut : Si, parce que la foi nous échappe, ce qui est dépouillant mais libérateur ! Dépouillant car il nous faut renoncer à être maître, à vouloir produire la foi chez l’enfant. Nous sommes seulement un des acteurs qui peuvent le mettre sur la route. En même temps, cela nous libère de l’idée d’un programme, de l’ambition de tout dire.

 

 

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